L’Assemblée générale des Nations Unies proclame une série de «Journées internationales» pour souligner des aspects importants de la vie humaine et de l’Histoire. Certaines de ces journées sont primordiales dans notre vie comme les journées internationales de la femme, des handicapés, de l’enfant… Et parfois ces journées sont insolites comme les journées internationales des gauchers, de la tolérance, des célibataires etc… Aujourd’hui, nous allons parler d’une de ces journées qui suscite la polémique est-elle importante ou est-elle insolite ? C’est la journée internationale des hommes qui est tombée le 19 novembre.
Préparé par : Soha Gaafar
La première Journée internationale des hommes a été organisée à Trinidad et Tobago, le 19 novembre 1999, par un professeur d'université en histoire, Jérôme Teelucksingh PhD.
Depuis, cette journée est soutenue par l'Organisation des Nations Unies et elle est aujourd'hui célébrée dans plus de 60 pays.
«C'est là une excellente idée qui devrait permettre l'équilibrage entre les hommes et les femmes», selon Mme Ingeborg Breines, directrice de Femmes et cultures de paix de l'UNESCO.
Le lendemain, 20 novembre, la Journée universelle des enfants célèbres, entre autres, les relations chaleureuses que les enfants partagent avec des hommes qui leur sont proches.
Mais pourquoi une Journée internationale des hommes? Précisons que les pionniers de la Journée internationale des hommes n'avaient aucune intention d'entrer en compétition avec la Journée internationale des femmes. Il ne faut pas voir dans cette journée internationale la copie inversée de la journée mondiale des femmes célébrée le 8 mars. Selon son initiateur, c'est tout à fait autre chose. Le professeur et historien Jerome Teelucksingh, puisque c'est de lui qu'il s'agit, a eu l'idée de mettre en avant les problèmes spécifiques à la gent masculine...
L'initiative est pourtant surprenante, tant les habitudes occidentales sont ancrées dans la lecture « masculine » des questions de société qui font encore autorité dans bien des domaines.
On aurait tort cependant de croire que les promoteurs de cette journée se battent pour une affirmation encore plus poussée du « machisme ». C'est en réalité cette vision traditionnelle de la société masculine qu'ils souhaitent remettre en cause.
Cette journée vise plutôt à promouvoir des modèles positifs d'hommes qui, au quotidien, travaillent et mènent une vie honnête et productive, et dont on souhaite célébrer les contributions positives à la société, à la communauté, au bien-être des enfants et à l'environnement.
C'est une occasion pour réfléchir sur la santé des hommes et leur bien-être physique, émotionnel, social et spirituel. C'est aussi un temps de réflexion sur certaines lacunes dans les soins offerts aux hommes dans le domaine des services sociaux, à l'égard de certaines attitudes ou attentes de la société, et en regard de certaines lois.
Par cette journée, on souhaite améliorer les relations entre les hommes et les femmes et promouvoir leur égalité afin de poursuivre ensemble la construction d'un monde meilleur et plus sécuritaire où l'on pourra vivre en toute tranquillité et s'épanouir pleinement.
Toutes les bonnes volontés étant bienvenues, une seule journée pourrait effectivement suffire à rassembler tous et toutes celles et ceux qui rêvent d'en finir avec le sexisme, le patriarcat et le machisme et toutes les injustices et les violences qui en découlent. S'il faut trouver un terrain neutre pour cela, oublions le 19 novembre et le 8 mars, choisissons une autre date. Changeons aussi de dénomination au besoin, ne l'appelons plus Journée de l'un ou l'autre sexe, mais nommons-la par exemple, Journée Internationale de Lutte contre les Violences de Genre.
Mais en tout cas, le 19 novembre, ayez une bonne pensée ou un mot gentil envers ces hommes qu'on appelle plus familièrement: fiston, papa, mon homme, mon chum, mon frère ou papi...